Les 6 mots anglais du permis bateau : le guide VHF (2026)

Table des matières
Le jour de l'épreuve approche et la partie radiotéléphonie vous donne des sueurs froides ? Je vous comprends. Mémoriser un vocabulaire technique dans une langue étrangère sous la pression du chronomètre donne des cauchemars à beaucoup de candidats. Mais on va régler ça. Pour décrocher votre permis côtier sans trembler devant la VHF, oubliez le superflu. Allons à l'essentiel.
"Les 6 mots anglais indispensables pour l'épreuve VHF du permis bateau sont : Mayday (détresse grave), Pan Pan (urgence sans péril vital), Sécurité (avertissement météo ou navigation), Seelonce Mayday (imposition du silence absolu), Seelonce Feenee (fin de l'alerte) et Prudonce (reprise partielle du trafic). Ces termes internationaux encadrent les communications maritimes.
Pourquoi l'anglais est-il obligatoire pour la VHF marine ?
La mer est un espace par nature international. À quelques milles des côtes, des navires de toutes les nationalités se croisent. En cas d'urgence, ils doivent se comprendre en une fraction de seconde. La communication maritime a donc été standardisée autour d'un vocabulaire commun. C'est le fameux SMCP (Standard Marine Communication Phrases).
Amusant d'ailleurs de voir que certains de ces termes viennent directement du français. « M'aider » est devenu « Mayday » et « panne » a donné « Pan Pan ». Mais aujourd'hui, les conventions internationales ont codifié et anglicisé tout ça. Que vous passiez le CRR (Certificat de Radiotéléphoniste Restreint) ou le QCM permis marin version 2026, vous devez maîtriser ces six mots à la perfection. Les examinateurs ne pardonnent aucune impasse sur ce chapitre.
Les 6 mots anglais de la VHF décryptés pour l'examen
En mer, la règle d'or absolue reste la priorisation. Quand vous attrapez le micro de votre VHF fixe ou VHF portable, vous entrez sur un réseau où chaque seconde compte vraiment. La procédure d'appel suit une hiérarchie implacable. Elle va de la détresse vitale jusqu'au simple avertissement.
1. Mayday : la détresse absolue
C'est l'appel de la dernière chance. Le mot Mayday hurle qu'un navire, un avion ou une personne se trouve sous la menace d'un danger grave et immédiat. Une assistance expresse est vitale pour sauver des vies. Vous devez le prononcer « Mé-dé » sans hésiter. Gardez-le pour les vraies catastrophes comme un incendie qui échappe à tout contrôle, une voie d'eau qui fait couler le bateau ou un équipier tombé à la mer et inconscient. Face à cela, l'exécution ne laisse place à aucun doute. Vous répétez ce mot trois fois de suite sur le canal 16.
2. Pan Pan : l'urgence matérielle ou la blessure légère
Ce message d'urgence indique un problème très sérieux avec la sécurité du navire ou d'un passager. La vie n'est pas directement menacée à la seconde près, mais les secours doivent intervenir rapidement. La situation laisse un très court délai d'analyse. On prononce tout simplement « Panne-Panne ». Les scénarios classiques impliquent une avarie moteur alors que vous dérivez vers des rochers, ou un démâtage impressionnant mais qui n'a blessé personne. Là encore, la procédure exige de répéter le terme trois fois de suite avant d'expliquer votre problème.

Détail d'un poste VHF marine
3. Sécurité : la prévention et les avertissements
Voici le message de sécurité par excellence. Les Anglo-Saxons parlent de « Safety », mais les conventions maritimes imposent d'utiliser le mot francisé pour diffuser des avertissements forts sur la navigation ou la météo. Prononcez-le bien à la française. Vous l'entendrez pour le signalement d'un gros conteneur à la dérive qui menace les coques, ou lors de l'annonce d'un Bulletin Météorologique Spécial (BMS) annonçant un sale coup de vent. Le principe reste le même. On le répète trois fois de suite.
4. Seelonce Mayday : le silence absolu exigé
Le canal 16 finit souvent saturé par des plaisanciers du dimanche qui bavardent. Quand une véritable opération de sauvetage est en cours, l'ordre de faire taire tout ce petit monde tombe. C'est une injonction stricte qui impose le silence radio absolu. Vous le prononcerez phonétiquement « Si-lonsse Mé-dé ». Seul le navire en détresse ou le CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) a le droit d'utiliser cette commande foudroyante.
5. Seelonce Feenee : la fin de l'alerte
L'opération de sauvetage est un succès, ou elle s'est malheureusement achevée d'une autre façon. L'état d'urgence est levé. Ce message indique clairement que le silence est fini. Le canal 16 peut reprendre son trafic habituel. Phonétiquement, cela donne « Si-lonsse Fi-ni ». Attention cependant, seul le CROSS ou le navire coordinateur des secours possède l'autorité légale pour relâcher les ondes. Ne vous amusez jamais à le prononcer vous-même si vous n'êtes pas aux commandes du sauvetage.
6. Prudonce : la reprise restreinte du trafic
Nous entrons dans une phase de transition. L'incident majeur qui a déclenché l'alerte initiale est en cours de gestion, les secours sont sur place, mais la situation reste électrique. C'est une autorisation de reprise extrêmement partielle des ondes. Cela se prononce « Prou-donce ». Concrètement, le canal 16 s'ouvre à nouveau, mais uniquement pour faire passer d'autres appels très urgents. Le trafic de routine de la plaisance reste strictement interdit.
Tableau récapitulatif pour réviser la VHF
Pour ancrer ces informations dans votre mémoire visuelle avant le passage du QCM, voici votre antisèche 2026. Mémorisez ce tableau de haut en bas, de l'urgence maximale au retour à la normale.
| Mot VHF | Niveau de gravité | Prononciation | Exemple de situation |
|---|---|---|---|
| Mayday | Détresse vitale absolue | [Mé-dé] | Bateau en flammes, voie d'eau majeure |
| Pan Pan | Urgence matérielle | [Panne-Panne] | Panne moteur en dérive, démâtage |
| Sécurité | Avertissement navigation | [Sécurité] | Conteneur à la dérive, annonce BMS |
| Seelonce Mayday | Imposition du silence | [Si-lonsse Mé-dé] | Brouhaha sur le canal 16 pendant un sauvetage |
| Prudonce | Reprise restreinte | [Prou-donce] | Opération en cours, ondes réservées aux urgences |
| Seelonce Feenee | Fin totale de l'alerte | [Si-lonsse Fi-ni] | Sauvetage terminé, retour au trafic normal |
Imprimez ce tableau et plastifiez-le. Le jour où vous naviguerez pour de vrai, glissez-le près de votre VHF fixe à la table à cartes. Même les marins aguerris peuvent avoir un trou de mémoire sous l'effet du stress intense d'une avarie.

Schéma de procédure d'appel VHF
3 erreurs éliminatoires à éviter le jour de l'épreuve
Au-delà du simple par cœur, les examinateurs testent surtout votre bon sens marin. Tomber dans l'un de ces pièges le jour J vous coûtera votre permis. Soyons francs, certaines gaffes sont impardonnables.
1. Confondre Mayday et Pan Pan
C'est l'erreur numéro un des apprentis navigateurs. Déclencher un Mayday pour une panne d'essence à 500 mètres du port mobilise des moyens lourds de façon totalement injustifiée. Je vous donne un moyen mnémotechnique infaillible. Le « M » de Mayday correspond à une « Mort » possible, un danger pour la vie humaine. Le mot Pan Pan signale simplement une « Panne », un dégât matériel qui immobilise votre bateau. Simple et efficace.
2. Oublier de répéter le mot 3 fois
La procédure de radiotéléphonie déteste l'improvisation. En mer, le vent souffle, les parasites grésillent et les interférences brouillent sans cesse la réception. Annoncer un seul « Mayday », c'est presque garantir que le CROSS n'entendra rien. Tout signal d'urgence s'amorce avec un triple appel obligatoire. Toujours.
3. Utiliser le canal 16 pour des banalités
Le canal 16 est un sanctuaire. Il sert à la veille de sécurité et à l'appel initial. S'en servir pour réserver une table au restaurant du port ou demander la météo à la capitainerie vous fera logiquement recaler à l'examen. Pour ces discussions de routine, vous basculez sur un canal de dégagement. Le canal 9, par exemple, sert souvent aux échanges avec les capitaineries. N'oubliez pas une dernière chose très claire. Même avec un bateau équipé de la fonction ASN (Appel Sélectif Numérique), la veille vocale sur le 16 reste une obligation légale sur l'eau.
❓Foire Aux Questions (FAQ)
Peut-on parler en français sur le canal 16 ?
Oui. Si vous naviguez dans les eaux territoriales françaises, la description de l'avarie et l'échange avec le CROSS se font dans notre langue. Mais attention. L'amorce du message, avec ces 6 fameux mots d'alerte, doit scrupuleusement obéir à la norme internationale. N'importe quel navire marchand étranger croisant dans les parages doit pouvoir capter et comprendre l'urgence absolue de votre situation.
Est-ce que l'alphabet phonétique (Alpha, Bravo, Charlie) fait partie de ces 6 mots ?
Non, pas du tout. L'alphabet phonétique international constitue un autre chapitre obligatoire de vos révisions. Il sert à épeler le nom de votre bateau ou votre indicatif d'appel sans aucune ambiguïté. Il s'ajoute à vos communications mais ne remplace jamais les termes de la procédure d'urgence.
Quelle est l'amende pour un faux appel Mayday ?
Lancer un canular ou un appel de détresse injustifié coûte très cher. C'est un délit pénal. Mobiliser inutilement des moyens de sauvetage comme un hélicoptère ou les vedettes de la SNSM vous expose à de la prison et à des amendes grimpant à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Maîtriser ce vocabulaire prouve aussi que vous assumez vos responsabilités de chef de bord.